Retour sur le Cabaret Vert 2019

Le Cabaret Vert 2019, c’était du 22 au 25 août, avec une affiche toujours aussi éclectique et variée. Pour cette 14ème édition, le festival a tenu ses promesses de mêler rap, électro, rock, métal, pop et chanson française. Et, une fois n’est pas coutume, la technique a payé car plus de 100 000 festivaliers ont répondu présents. Un record par rapport aux 98 000 de 2017 et 94 999 de l’année passée. De bons chiffres, une belle météo, une belle programmation: la recette du succès! Retour sur les concerts phares de cette édition.

 

Angèle

Angèle

N’ayant malheureusement pas eu la chance de faire partie de la dizaine de photographes élus pour le concert, j’ai néanmoins pu profiter du spectacle entourée de deux fans de la première heure, mêlée dans le public, chantant la moindre parole en cœur avec la jolie blonde. Bien que n’étant pas une aficionados de la jeune belge, j’en suis ressortie agréablement surprise. Une tenue inspirée de Britney Spears à ses heures glorieuses, une voix d’ange, de l’énergie et une complicité avec son public, Angèle a réussi à me rallier à sa cause.

 

Oh Sees

Oh Sees

C’est sur la scène Illuminations que les Oh Sees n’ont pas failli à leur réputation qui veut qu’ils soient l’un des meilleurs groupes de scène actuellement. Mené par l’hyperactif John Dwyer, le groupe a su se renouveler et rester dans le registre garage psyché punk. Ils font désormais autorité dans leur genre. Les deux batteurs commencent leur concert de suite très fort par un titre à la rythmique implacable (bien qu’il soit plutôt difficile d’identifier les titres de Oh See en concert tant leur répertoire est dense). C’est une véritable débauche d’énergie qui chauffa tout le public avant de les guider sur la scène principale et de changer totalement de registre musical.

 

Orelsan

Oreslan

L’excitation était à son comble pour le dernier concert de la tournée d’Orelsan. Ayant assisté au concert au devant de la scène, parmi les photographes et au milieu du public, je peux confirmer que ce dernier a été conquis. Le français a mené une performance musicale énergisante, bien que légèrement fatigué de cette tournée interminable. Auteur, rappeur, acteur, réalisateur, l’artiste aux multiples talents a performé un show millimétré sous le regard d’un public en transe. L’euphorie générale retombe le temps de La pluie et Zone dépourvus de leurs featurings, Stromae et Nekfeu, ne résonnent pas pareil. Mais l’énergie revient lors de l’arrivée de son producteur Ablaye qui l’accompagne sur quelques titres. Un concert simple, basique, et réussi.

 

Patti Smith

Patti Smith

C’est sous un tonnerre d’applaudissements et de respect que la grande dame du rock entre sur scène, accompagnée du fidèle Lenny Kaye, ainsi que de son groupe. Si l’on retrouve les fans historiques de la première heure, amateurs de rock seventies dont la moyenne d’âge flirtait avec la cinquantaine, les plus jeunes ont quand même fait le déplacement. Une grosse partie de la set list est consacrée à des reprises telles que « Beds are Burning » de Midnight Oil ou « Walk on the wild side » de Lou Reed. Mais les premières notes de « Because the night » mettent tout le monde d’accord. Le talent et le charisme de Patti Smith ne disparaissent pas. Mais l’intensité et l’énergie qui étaient siennes autrement, ne sont plus les mêmes qu’à 30 ans.

 

Glauque

Glauqye

Glauque, originaires de Namur, a enflammé la scène Illuminations le samedi soir, intercalés entre Patti Smith et Foals. Décrit comme « le groupe que le monde entier attendait » par Les Inrocks, le collectif n’a pas déçu son public, reprenant déjà en cœur quelques chansons de leur répertoire. Avec un set toujours autant sous tension, les rappeurs sont de plus en plus prometteurs et se révèlent plus puissants et intenses à chaque nouveau concert.

 

Foals

Foals

Le concert le plus attendu de mon côté car, faute de bon karma, je n’étais pas encore parvenue à les voir en concert. Habituellement 4, on a pu compter de nouveaux musiciens sur scène pour agrémenter notamment la partie percussions. Ce qui a apporté une forme de légèreté à des morceaux plutôt graves comme Exits. N’ayant pas pour autant oublié leurs classiques (Antidotes, Spanish Sahara, Inhlaer, Two steps twice), la bande d’Oxford a profité de l’occasion pour présenter son nouvel album à paraitre. On degrees a déchainé la foule, avec un Yannis Philippakis toujours aussi énergique et qui donne toujours beaucoup au public. Rien n’est laissé au hasard, la puissance du groupe et de leur leader est à la hauteur de leur réputation. Merci Foals, on reviendra!

N’ayant malheureusement pu assister à tous les concerts, je confirme que cette édition était une fois de plus une réussite. De la bonne musique, une bonne ambiance, de la bonne musique, de demander de plus ? Bref, le Cabaret Vert, c’est toujours une bonne idée.