Guinea Pig de Girls in Hawaii

Repère au sein de la scène noire-jaune-rouge, Girls in Hawaii a sorti fin septembre Nocturne. La suite d’Everest est une production logique avec la continuité d’une douce électro (intégrée depuis lors). Le groupe ne laisse pas tomber les guitares (This Light). Mais une pop synthétique prend le pas sur l’indie pop des débuts.

Après l’écoute des dix titres, des références « synthpop » comme Orchestral Manoeuvres in the Dark (Overrated) ou Telex (Walk) nous viennent à l’esprit. C’est finalement toute une palette sonore et des textures propres aux années 80 (Black, Depeche Mode, ..) que l’on retrouve sur ce quatrième album.

Album chromatique, Nocturne ne s’écoute plus à la troisième personne. Le groupe s’est ouvert au monde, à ses difficultés et son actualité. Un titre comme Blue Shape témoigne de la dureté de la crise migratoire, de cette image d’un enfant échoué sur une plage turque. Il en est de même pour Up on the Hill ou Overrated. Ces tracks relatent la face sombre récente de notre planète mais où subsiste la lumière. GIH a choisi d’illustrer leur pochette avec une œuvre de l’artiste anglais Tom Hammick. Luuk Cox (aka Shameboy) quant à lui est à nouveau aux manettes pour la mise en forme et distiller ses précieux conseils.

Tom Hammick, artiste anglais qui illustre la pochette

Les Girls seront à l’AB (Bruxelles) les 4 & 5 décembre. Mais c’est déjà complet. Il s’en suit une série de dates en cette fin d’année où le band passera par la France (Lille, Nantes, Paris, Bordeaux, Caen, etc.) et la Suisse.