Live-report de Gorillaz @ Geneva Arena

Après un concert spécial à Margate (UK) à relire ici, second rendez-vous de la tournée Humanz pour moi cette fois-ci à Genève. Une question allait se poser à moi : Est-ce que ça peut encore valoir le coup quand on les a déjà vu dans un contexte unique avec la présence de TOUS les artistes en featuring ?

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Pour bien commencer à y répondre, je découvre tout d’abord une arène de Genève assez excellente pour y voir des artistes avec une haute réputation. La salle, d’une capacité d’un peu moins de 10 000 (ça me semble beaucoup en l’écrivant), dégage en tout cas un sentiment relativement intimiste. Pour ce concert j’ai choisi le balcon afin d’avoir un aperçu si possible différent de ma précédente expérience avec une apparition si fréquente d’artistes que je ne profitais plus des visuels. En tout cas ces balcons sont idéalement conçus : Surélevés simplement du minimum pour ne pas être ni trop bas, ni trop haut de la scène et la hauteur d’écart d’un rang à l’autre est également parfait pour ne jamais se déranger.

 

Pour bien commencer cette soirée, Little Simz s’occupe de la première partie sur cette tournée. Une très bonne nouvelle pour moi puisque je l’avais raté au Demon Dayz. Sans forcer les choses ni être dans le « show » permanent (on l’en remercie), Little Simz se contente finement de nous plonger dans son univers dont on ne peut ressortir que conquis, et presque ému. Son set est équilibré, fougueux, sombre (Dead Body) ou posé, avec notamment un essai à la guitare, et des visuels/clips pour venir le compléter. Très bon.

 

 

On aura l’occasion de la revoir plus tard dans la soirée mais pour l’instant c’est Gorillaz qui démarre sur M1 A1. Le set couvrira assez justement les différents albums de Gorillaz avec quelques changements par rapport au concert à Margate, sans tous les citer : On ajoute Every Planet We Reach Is Dead, Ticker Tape (très doux et agréable) tandis que Dare, She’s My Collar n’ont pas été joué. Au rayon des rares petites déceptions, l’absence de Jehnny Bett (qui a de plus grandes chances d’être à Paris) même si néanmoins sa présence était assurée sur l’écran de scène. Ce qui n’est pas du tout d’un mauvais rendu. Même chose pour Popcaan avec Saturn Barz et moins d’excuses : Le morceau n’est déjà pas terrible, sans sa présence cela n’a plus grand intérêt puisque la participation de Damon Albarn au morceau est faible… Globalement la liste des invités restaient pourtant bonnes avec De La Soul (impossible de les dissocier de Damon Albarn), Peven Everett (possédé et trop cool pour Strobelite), Jamie Principle et enfin Little Simz. Ils manquaient donc aussi les morceaux avec Vince Staples, Danny Brown, Kali Uchis, Kelela. Ce qui ne déplaira je pense pas à la majorité préférant sans doute voir Gorillaz passer du temps sur des morceaux des précédents albums.

Plus globalement, on retiendra un rythme effréné qui nous amène à 23 morceaux. Nous n’avions pour ainsi dire pas le temps d’applaudir que le groupe partait déjà sur le morceau suivant. C’est tellement appréciable quand ça s’enchaine aussi bien, sans ces petits moments (de gêne) pour casser le rythme. Une partition récitée à la perfection avec un Damon Albarn plutôt sage ce soir. Le recul sur la scène m’a aussi permis de mieux profiter des visuels diffusés en fond, une véritable séance d’arts & cinéma en même temps. Et d’ailleurs à noter la qualité exceptionnelle de ces images mais aussi de la diffusion du concert sur les deux écrans géants de la salle. Si déjà la salle n’est pas si grande, les conditions n’en étaient rendues que plus parfaites.