septembre 05

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Cabaret Vert 2017 : Bilan

Cabaret Vert 2017

 

Record pour le Cabaret Vert 2017 : 3 jours soldout, 98 000 festivaliers, 2000 bénévoles, 52 groupes, et de nombreuses étoiles dans les yeux des participants. Depuis 13 ans, le festival perdure avec toujours autant de succès grâce à sa recette inimitable : une programmation artistique variée et une mise en valeur du territoire des Ardennes. Bilan de cette treizième édition.

 

Cypress Hill

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Le groupe de hip hop latino-américain a ouvert le bal des têtes d’affiches le jeudi soir. Et nous n’avons pas été déçus. Du lourd, des beats à n’en plus finir et une ovation sur « Lowrider » et « Insane In The Brain ». Les pionniers du rap West Coast ont montré qu’ils avaient toujours autant la patate et qu’ils n’étaient pas prêts de raccrocher. A notre plus grand bonheur.

 

Flume

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Flume est l’un des phénomènes du moment. Déclaré entre autre « meilleur artiste indépendant », « meilleur album indépendant », « meilleur artiste masculin » aux AIR et ARIA Awards, c’est à Charleville-Mézières que l’australien a décidé de s’arrêter lors de sa tournée mondiale. Clôture de la Main Stage de jeudi, il n’a pas déçu ses fans en performant ses titres phares tels que « Never Be Like You », « You and Me », « Holding On » pour n’en citer que trois. Chemise blanche boutonnée jusqu’au cou et décor scénique minimaliste, le jeu de lumières faisait le rester. C’est jeune, c’est frais, c’est dansant et on adore.

 

The Kills

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Le groupe le plus attendu du festival pour ma part. Fan depuis leurs débuts, leur set du Pukkelpop 2016 m’avait mis des étoiles plein les yeux. Peut-être avaient-ils mis la barre trop haut car c’est avec un peu de déception que j’ai quitté leur concert. Un set un peu plat, bien qu’Alison débordait de son habituelle énergie, le cœur n’y était pas. Une guitare mal accordée sur « Doing It To Death », un Jamie fade qui se contente de libérer riffs et mélodies sans plus d’entrain. Pourtant si énergétique en CD, The Kills n’a définitivement pas signé leur meilleur set au Cabaret 2017. Mais tout le monde a droit à une seconde chance…

 

Jain

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Belle surprise de cette treizième édition. Jain, 25 ans, a réussi à s’imposer dans un univers musical ultra-concurrentiel. Nommée « album révélation » aux victoires de la musique 2016, elle nous a bien prouvé qu’elle méritait amplement ce titre. De l’énergie, de l’émotion, un lien particulier avec le public et un mélange des genres. Avec son identité visuelle très travaillée, Jain réussi à faire danser toute la Main Stage, le sourire aux lèvres.

 

 

Band Of Horses

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Groupe de rock indépendant de Seatlle, Band Of Horses est surtout connu pour son titre phare “The Funeral” qui a accompagné la bande son de plus d’une série. Et ces petits malins, ayant placé le titre à la fin de leur set, en ont surpris plus d’un avec leur style éclectique et leur symbiose sur scène. Un moment de calme et de sérénité sur la soirée, pour le plus grand plaisir de nos oreilles.

 

Korn

Programmation plutôt étrange – et intriguante – pour la Main Stage du vendredi qui a vu s’enchainer The Kills, Jain, Korn et Soulwax. Passage le plus attendu de la journée par les adorateurs de métal qui étaient venus en nombre. Le groupe de Jonathan Davis a enflammé la plaine de Charleville a livré un véritable best-of, difficile de ne pas être conquis. Un show tout en émotion qui en a replongé plus d’un dans leur adolescence.

 

Soulwax

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Pépite belge de cette affiche ardennaise, le duo pop/rock/électronique composé des frères Dewaele a mis le feu. Nul doute que même les fans de Korn se sont déhanchés dans un coin de la plaine. Coup de cœur de cette édition pour ma part : des lumières, du son (et du bon), des musiciens, une esthétique scénique, des beats, du belge… Bref, tout ce qu’il faut pour satisfaire mes petites oreilles de mélomane. A voir et à revoir.

 

Franz Ferdinand

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Grand retour de Kapranos sur scène, affichant une chevelure blonde platine. On les attendait avec impatience et on n’a pas été déçus. « This fire », « Take Me Out », « No You Girls », « Ulysses », « Michael », aucun tube n’a échappé à leur setlist d’enfer, mis à part peut-être « The Fallen ». Energie, complicité entre les membres et reprise des chansons par le public, l’ambiance était au rendez-vous. Comme quoi, Franz Ferdinand n’a pas perdu de sa superbe suite à sa collaboration avec Sparks.

 

Justice

Les musiciens français ont été fidèles à eux-mêmes avec un set carré, et un jeu de lumières qui leur est propre. Néanmoins, Soulwax avait mis la barre très haut, et Justice a eu du mal à la franchir. Le public attendait avec impatience « D.A.N.C.E » et s’est déchainé dès les premières notes. Le rendez-vous électro à ne pas manquer.

 

Une super organisation, un staff plus que sympathique et compréhensif, de belles découvertes musicales et gastronomiques, une ambiance toujours au rendez-vous au camping, de la bonne bière… Bref, le Cabaret Vert, on adore toujours autant et on y retournera.