Robbie Williams @ Paris-Bercy

Il ne restait plus que lui ou presque. Avec Gorillaz vu quelques semaines plus tôt, Robbie Williams était aussi l’un de mes premiers amours musicaux. J’ai beau ne plus tellement prêter attention à ces derniers albums (quelques écoutes inattentives pour chaque album), il me fallait quand même voir la popstar de mon enfance. Sans attendre qu’il ne ressemble trop à Erasure, première partie agréable et divertissante mais quand même un peu ringarde de la soirée.

Le spectacle débute sans lui par un hymne « karaoké » à sa gloire (God Bless Our Robbie), mais avec aussi assez d’auto-dérision pour revenir sur les dérapages qu’a connu l’anglais (cure de désintoxication, etc). Le véritable concert démarre ensuite très fort avec The Heavy Entertainement Show, Let Me Entertain You, Monsoon et Party Like A Russian et évapore immédiatement mes quelques doutes sur un artiste dont je m’étais un peu détaché. Je n’étais pas certain que cela soit visuellement la plus réussie de ces tournées mais cette mise en scène « combat de boxe », complété par des superbes danseuses étaient finalement bien suffisante pour convaincre.

Cela redescend un peu le temps de nous parler, toujours d’un humour convaincant, de son passé de boys band avec Take That. Pour reprendre The Flood. Avant un bel hommage à son idole George Michael avec Freedom 90. En regardant la setlist des concerts, je n’étais pas très emballé à l’idée de retrouver de trop nombreuses « cover songs » à la place de son répertoire personnel mais il n’en aura finalement joué que 4 ce soir (un peu moins qu’en Allemagne notamment).

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Love my Life est ensuite le deuxième des quatre extraits du nouvel album qui sera joué. Un morceau sans grande prétention mais tout à fait agréable, surtout qu’il fait l’usage du gant de boxe géant survolant la fosse. C’est suivi d’un énorme mash-up participatif avec des bribes de 12 morceaux dont She’s The One. Je déteste généralement ces mash-up sans intérêt mais s’en servir pour surtout jouer avec le public ici était donc plutôt appréciable. L’occasion cependant de remarquer que la barrière de la langue devenait par moment une limite. Le public ne reprend jamais à plein poumons des paroles, moi non plus.

L’originaire de Stoke-on-Trent continue avec Come Undone, Supreme et Rudebox dont il assume ironiquement le véritable échec dans les charts français. Dans ce cas là, il aurait peut-être fallu s’en passer mais ces quelques bons mots ont le mérite de toujours amener les choses avec le sourire.

La soirée continue avec Kids et Sweet Caroline, titre que son père lui chantait plus jeune. Et il était même sur scène pour jouer ce morceau en duo ! C’était mignon.

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Motherfucker est le dernier extrait joué du nouvel album The Heavy Entertainment Show. Là encore, que Robbie replace dans le contexte certains titres à partir d’une histoire de vie drôle (ici, lié à son fils) me les rendent plus appréciables. Du reste, le morceau est déjà bon et finalement ce dernier album pas si mal.

Le concert commence à toucher à sa fin, avec Feel (dont le jeu de lumière un peu « nightclub » aurait davantage collé à Rudebox) et Rock DJ avant un très court temps-mort pour le classique rappel. Le rythme du concert a été à ce propos très bien géré. De bons enchainements, de l’humour, aucun long discours inutile.

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Par déduction des titres précédemment cités, ce rappel nous réserve les tubes Strong et Angels. Des rapprochements en seront faits avec les attentats terroristes et en hommage aux victimes. Ce dernier titre a évidemment été le mieux repris par la foule. Mais c’est sans son band que Robbie Williams finira le concert, sur My Way (reprise de Claude François).

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Et bien au final, j’avais raison de voir au moins une fois Robbie Williams en concert. Cela pourrait même en appeler d’autres bien que le prix soit élevé (73€ minimum et fréquemment + de 100€) sans se justifier par des moyens matériels ahurissants. Mais il faut bien dire que je n’ai surtout pas l’habitude de voir et payer le prix des stars internationales. Retenons tout simplement que le show était sans défaut même mineur, et donc largement réussi.