The Kills + Georgia @ Albert Hall, Manchester

Pour ouvrir le bal des concerts depuis mon arrivée en Merseyside, c’est The Kills qui se présentait à moi au Albert Hall de Manchester. Pendant ces quelques mois expatriés à Liverpool, je vais tâcher de vous raconter et faire découvrir autant les salles que les concerts des groupes. Car pour ma part, le plaisir est autant dans la découverte de ces innombrables lieux de concerts que dans les groupes. Pour preuve ci-dessous avec la présentation du Albert Hall, qui met déjà une claque.

ALBERT HALL, MANCHESTER

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Ceux qui connaissent déjà le luxueux Albert Hall de Londres ne seront pas trop dépaysés. L’architecture intérieur est semblable avec un style baroque et gothique bien prononcé. Ainsi que par la forme circulaire des gradins, mais ici pas de coursives circulaires. En revanche, un lieu qui s’étale sur plusieurs étages et avec diverses pièces. Un concert est malheureusement trop peu pour déceler tous les secrets du lieu. Mais j’ai pu en apercevoir un peu de la principale pièce du rez de chaussée : un énorme bar (en plus de celui de la salle de concert) qui de l’extérieur peut paraitre aussi classieux et espacé qu’un casino. Après le concert, un groupe se produisait et permettait de continuer la soirée.

Pour en revenir à la salle de concert, contrairement aux 5 000 places (assises) de Londres, on n’en compte ici que 2 500, dont seul les balcons proposent des sièges. On peut comparer ce style au Trianon également. Toujours est-il que de ce fait la scène est petite et que le premier rang est directement collé à moins d’un mètre de la scène (pas d’espace photographes, ce soir là en tout cas).

Pour l’Histoire, l’AH de Manchester a été construit en 1910. The Chapel Hall (une partie de l’AH) inutilisé depuis 1969 a été rénové en 2012 pour les concerts. Des superbes photos avaient alors été prises, je peux vous conseiller de les regarder ici.

Pour les quelques informations nécessaires à en donner, l’AH se trouve à moins de 10 minutes à pied de la gare d’Oxford Road. Une situation parfaite qui permet de reprendre le dernier train sur Liverpool passé 23h. Pour la programmation, on retrouve généralement des prix autour des 20£ et plus puisque ce sont des artistes et groupes confirmés qui y jouent (Belle & Sebastian, Chvrches, Dinosaur Jr, The Divine Comedy, Kiwanuka, Wilco). Je suis amené à y retourner pour Public Service Broadcasting et Agnes Obel.

GEORGIA, Première Partie 

La première partie donnait le ton avant The Kills. Sur scène, Georgia, batteuse et chanteuse suppléé par une membre au clavier. Beaucoup de rage dans cette musique qui, comme le soulignait The Guardian, pourrait au premier abord vous faire croire à un groupe de mecs débraillés. Mais avec la popularité de The Hinds (que je n’aime pas malgré tout) ou encore la qualité de Moon City Boys, l’histoire récente montre qu’il y a de la place pour elle. Le plus surprenant étant qu’ici la rage ne sorte que d’une seule voix. Georgia peut cependant également se ranger dans la même catégorie que Kate Tempest, Mo ou MIA (Move Systems) pour la force de conviction dans les paroles, sur des morceaux qui viennent apporter un peu de dub et de hip-hop.

En résumé, cela couvre des genres assez larges. Même si les actuels extraits Youtube ne montrent pour l’instant pas la partie plus « brutale » et pourtant majoritaire du concert. En  tout cas, Georgia peut se construire sereinement en participant aux premières parties d’Hot Chip (son dernier passage à Manchester était avec eux) et The Kills.

Georgia

THE KILLS 

Malgré la popularité du groupe et que je les adore, c’était ma première fois. La faute à quelques circonstances défavorables (concert  annonce le mème jour qu’un autre déjà acheté, annulation cet été au WOW pour maladie). Il n’y aura pas de long discours sur quelque chose que vous savez déjà : c’était chaud. Le duo – accompagné de 2 autres membres très en retrait et dont on ne prête alors aucune attention – n’a peut-être pas la mème proximité que par le passé mais Alisson Mosshart est toujours aussi naturellement sexuelle. Que ce soit en dansant portée par chaque note de musique, ou par des regards longuement tenus vers la foule ou Jamie.

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Je n’ai pas pu m’apercevoir que le groupe avait pu jouer 18 morceaux en moins d’une heure et demi. En habituelle frustration, toujours des morceaux qu’on aimerait entendre de nos albums favoris mais absents de la setlist. On peut citer “Future Starts Slow” mais Jamie Hince ne peut plus le jouer à ce jour suite à une opération à la main.

En bonne surprise que j’ignorais, le premier titre du rappel “That Love” avec Alisson seule sur scène à la guitare acoustique. C’était beau. En revanche j’aurais préféré un titre plus fort que “Fried My Little Brains” pour conclure la soirée.

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