Présentation du Way Out West 2016 @ Göteborg

Cette année, la présence de Sia m’a rapidement déterminé à me rendre au Way Out West Festival (dit WOW). Avant de vous raconter ces 3 jours à écouter Sia, Morrissey, PJ Harvey, TLSP, The Libertines, Anderson .Paak et j’en passe, je commence tout d’abord par un premier article de présentation.

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Accessibilité du festival

Le WOW est donc un festival se tenant à 3 km du centre ville de Göteborg, au parc de Slottsskogen. Il est donc extrêmement facile de s’y rendre et de profiter de son séjour pour visiter à proximité : la ville, les îles, le plus grand parc d’attractions scandinave, etc. Néanmoins il n’existe de ce fait pas de camping. Vous devez alors vous dirigez vers d’autres solutions : La nôtre étant une « auberge de jeunesse » en chambre de 2 lits à 30€ la nuit par personne, et à 5 min à pied. Tandis que l’achat du Pass se fait autour des 250€ au tarif plein mais que des ventes promotionnelles ont lieu chaque début de mois en quantité (très) limitée (160€ en décembre).  Le prix de ses Pass augmentent de 10€ chaque mois.

Le festival est moins international qu’on ne le pensait. L’intégralité du festival est écrit en suédois uniquement, vous pourriez donc vous retrouver à manger à l’aveugle. Vous ne trouverez de l’anglais que grâce à Internet et les traductions automatiques. Il est donc important de noter qu’on capte assez facilement la 3G sur place. C’était notre meilleur moyen de s’informer sur les changements de dernière minute, etc.

Le WOW face aux autres festivals

Revenons-en au festival en lui-même : Il est le festival scandinave le plus populaire et accueille jusqu’à 33 000 festivaliers par jour (un record a été établi cette année). Ses voisins, le Oya (Oslo, Norvège) et Flow Festival (Helsinki, Finlande) se contentent plus globalement de reprendre des groupes du Way Out West sans les moyens financiers pour accueillir les mêmes têtes d’affiches. La comparaison alors la plus crédible se situerait entre Rock en Seine pour le contexte géographique ainsi que le nombre de scènes, le Pukkelpop pour les qualités d’organisation, la programmation, et les belles découvertes parmi la scène musicale nationale. Et minoritairement le Green Man Festival pour la beauté/tranquillité des lieux et cette volonté d’être précurseur dans un domaine ou en allant à contre-courant des normes actuelles (cf. ci-dessous). Le festival ne vend, par exemple, aucun merchandising en son nom.

Le Way Out West, qui fêtait ses 10 ans ce mois-ci, peut attirer les mêmes têtes d’affiches que le Pukkelpop (Outkast, Neil Young) et même souvent parfois mieux (Prince, Kanye West, Blur, Morrissey, Sia). Pourtant, avec 30 000 festivaliers par jour le festival suédois affiche une capacité deux fois moindre ! Il est certain que le Pukkelpop a le désavantage de devoir faire avec la lourde concurrence de Rock Werchter sur les headliners.

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Les particularités et l’unicité du Way Out West

Des particularités viennent néanmoins rapidement différencier WOW des autres festivals : Le WOW propose des concerts à partir de minuit dans des salles de concerts de Göteborg qui nous sont accessibles à pied ou en bus. Une expérience avec ses qualités et défauts, mais unique. J’y reviens de façon générale en bas de l’article.

Le festival est également intégralement végétarien, d’où la venue de Morrissey cette année. Un mode de vie et d’alimentation qu’on a retrouvé au quotidien dans la ville. Chronologiquement, le festival a d’abord retiré la viande non végétale à partir de 2012 puis le lait en 2015. Cette année, des interdictions de boire de l’alcool sur certaines zones/scènes sont apparues (information via l’édition suédoise de Metro). C’est également le cas pour la nourriture. Plus agréable pour qui a les moyens, les meilleurs chefs du pays (vainqueur du Top Chef suédois 2014, etc) étaient présents.

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Le parc de Slottsskogen et les scènes en images

Tout d’abord, la carte officielle 2016.

CARTE WOW

A la manière de la Route du Rock ou des Vieilles Charrues, les deux scènes (principales) se font face. En rappelant que la taille du festival se situe entre les 2 (15 000 à la RDR et 60 000 aux Charrues), de quoi nous permettre d’avoir des conditions parfaites en concert. Il est donc exceptionnellement possible de profiter de la musique et du show visuel d’une scène en étant au premier rang de l’autre. Ci-dessous, les deux scènes sans bouger d’un pied (ni zoom).

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La troisième scène, « Linné« , est la seule sous chapiteau. Elle est là aussi rapidement accessible.

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3 scènes supplémentaires sont un peu plus éloignées (et presque inutiles?) : La scène du nom de Hojden, dont le cadre est sympathique mais qui ne concernait qu’un concert par jour ou des « talk-shows ». La scène Dungen, probablement électro (connaissance d’aucun nom ou presque dans la programmation). Et un chapiteau qui diffuse des films. Quelques photos du Way Out West ci-dessous :

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Stay out West

Il ne faut pas oublier à cela les scènes en intérieur disséminées dans la ville pour les concerts de nuit. Le festival prend alors le nom de Stay Out West. On y trouve : L’église Hagakyrkan, le jazz-club Nefertiti, un bar-club Pustervik avec 2 scènes, un « hangar » conditionné pour l’occasion sous le nom de Gothenburg Studios avec 2 scènes. Et enfin un dernier lieu « Bananpiren » de 92 000 m2 avec 3 scènes (mais toutes limitées en capacité pour une capacité totale de 8 000 personnes dont 5 200 dans les salles). Les 3 premiers lieux cités sont proches entre eux et accessibles à pied depuis le parc (15 min de marche). Les deux derniers lieux ne sont accessibles que par un bus ou bateau du festival (moyennant 10€ les 3 jours), ou par nos propres moyens (taxi, etc). Une application indispensable du festival sous Android et iPhone permet d’obtenir des infos en temps réel sur les places disponibles pour chaque lieu.

Je reviendrai sur chaque journée du festival dans des prochains articles.