Festival de découvertes en ville aux Aralunaires

Clap huitième pour ce festival musical avec la Ville d’Arlon comme décor! Les Aralunaires sont finalement intimement liés aux différents lieux urbains où se dérouleront les concerts. Sur cinq jours de fête, c’est un ancien café, un entrepôt de meubles, des remparts, deux églises, l’ancien palais de justice, un hangar de la douane ou des chaumières arlonaises qui accueilleront les artistes. Ces derniers n’hésitent pas ou peu quand on leur propose de (re)venir sur ce festival. Tant l’ambiance et les situations où ils se produisent marquent les esprits.

Artwork du festival les Aralunaires

Artwork du festival les Aralunaires

Autre particularité de ce festival, c’est la multitude d’activités qui se greffent aux concerts durant les cinq jours : parcours musical gratuit dans toute la ville (le samedi 30 avril et dimanche 1er mai), expositions, conférence sur le climat à l’ULg, la gratuité des musées certains jours, le marché aux puces, apéro, tribute festival,  etc. Bref, on voit mal comment on pourrait s’ennuyer cette semaine sur Arlon.

Et musicalement parlant? Il y en aura pour tous les goûts et tous les styles : classique, jazz, rock, indie, pop-rock, post-punk, glam-rock, shoegaze, blues lo-fi, soul, etc.

Chronique Du Son met en avant quelques formations ou artistes à suivre durant le festival :

  • ROPOPOROSE, duo fraternel Vendômois. Ces deux jeunes artistes (frère/sœur) proposent une digestion légère de pop & noise sur fond de boucles grisantes;
  • LA JUNGLE, autre duo mais montois & masculin. C’est avec une réputation galopante (sur scène) qu’on ira écouter le binôme au rock rugueux. On passe ici par la case kraut/noise mais de haut vol! On annonce un premier album pour la seconde partie de l’année;
  • SHARKO, l’enfant du pays. Mais pas que! SHARKO se sera constitué une jolie discographie faite de tracks pop-rock et de mélodies entêtantes depuis la fin des années 90′. Ils viennent de sortir un nouveau LP : You Don’t Have To Worry. On nous annonce un concert particulier dans le lieu (magasin de meubles) où se produira le trio;
  • Ulrika Spacek, shoegaze made in UK. Quand on fait la première partie de DIIV sur toute la tournée, c’est qu’on a quelque chose dans le pantalon. Cette formation anglaise pourrait être la bonne surprise du jeudi 28 avril à L’Entrepôt;
  • André Bratten, l’electronica norvégienne. On peut réellement parler de fusions sonores et d’un climax sur son premier album intitulé GODE. C’est certainement la bonne pioche pour les Aralunaires en matière d’électro scandinave. André viendra défendre en live cette excellente première production;
  • Rudy Trouvé, artiste multiple. Tête de pont du rock dans le nord du pays (ex dEUS), Rudy partage les différentes casquettes artistiques (peinture, vidéo, etc.). Mais quand il revient à la base, c’est avec un grand intérêt qu’on pourra écouter ses compositions.

Avec peu de moyens, l’équipe des Aralunaires arrive chaque année à nous étonner. Ils parviennent à concocter une affiche remplie de découvertes et de surprises. La liste des groupes ou formations participantes est imposante. Nous vous conseillons de vous plonger sur leur site web pour vous faire votre propre avis : Aralunaires. Bon festival!