septembre 06

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Bilan d’une première expérience @ Green Man, Wales

Pendant The Staves

On termine par un bilan pour le dernier des 5 articles sur le Green Man Festival 2015. J’espère avoir su vous partager avec amour les qualités du festival et en aider ou convaincre à s’y rendre un jour. Dans un, deux, cinq ans. Qu’importe.

Des qualités qui transparaissent d’une façon évidente dans mes articles par journée.

A lire ou revoir sur ces liens : Jeudi, Vendredi, Samedi, Dimanche.

Un cadre unique pour un festival, même si d’autres festivals savent proposer des cadres complètements fous. Je pense par exemple au Burning Man (Nevada), ou de façon plus accessible le End Of The Road Festival (Wiltshire) qui me sera inévitablement à tester une fois. Des cadres somptueux qui semblent manquer en France ou en Belgique (plus modeste, la Belgique a cependant la Truite Magique).

En tout cas, au Green Man la vue est magnifique. Et ça me donne envie une prochaine année de profiter d’un Pass une semaine. Un pass plus adapté pour découvrir la région de Brecon Beacons pendant quelques jours avant le début du festival. En sachant que chaque soirée (du lundi au mercredi) propose déjà entre 3 et 4 concerts (des groupes « inconnus ») le soir (supplément de 40£). Le festival seul (du jeudi au dimanche) coûte lui environ 180 £. Evidemment, c’est un coût conséquent mais pour une expérience que vous n’oublierez pas. Pour information, en faisant au mieux depuis Paris cela m’a coûté 450€ (eurostar, bus, une journée et nuit en hôtel sur cardiff + le Pass). A noter également que le festival est sold-out plusieurs mois avant le mois d’août.

L’autre qualité du Green Man, intimement lié à la beauté du lieu, ce sont les scènes. En comparaison à tout ce que j’ai pu faire avant, j’ai de toute évidence vu les trois meilleures scènes de festival à ce jour. Il y’a tout ce qu’il faut pour être dans des conditions parfaites pour aimer la musique.

Avant le festival un doute demeurait : L’esprit familial, un frein à l’ambiance ? Pas vraiment. Les enfants jouent sans jamais nous déranger (l’organisation du festival est excellente), et ils apportent eux aussi de la beauté à tout ça. Voir des parents avec des enfants et même des bébés se balader tranquillement, s’amuser et apprécier la musique c’est magnifique, une ôde à la vie. Je ne sais toujours pas comment c’est possible de n’avoir entendu qu’un seul enfant pleurer en quatre jours parmi les centaines d’enfants.

Si tout le monde est aussi heureux, c’est aussi parce que le festival fait les choses bien avec plus de 1000 spectacles / concerts. Vous n’avez aucune chance de vous ennuyer. Si vous souhaitez voir des films récents et anciens dans des conditions « cinéma », vous pourrez. Si vous voulez toucher et porter un serpent autour de votre cou, vous pourrez. Si vous voulez prendre des cours de yoga, vous pourrez. Et ainsi de suite infiniment.Vous pourrez également consommer avec un choix aussi large qu’une centaine de bières galloises. Les raisons de venir et d’aimer le Green Man Festival peuvent être très variées.

En voici la preuve avec un superbe montage vidéo, qui montre le Green Man tel que je l’ai vu :

Pour ma part, la principale raison restait évidemment la musique. On est quand même tous présent pour ça. Même si ça manque un peu de folie, on voit bien que le public est passionné par cela. Et quand je parle d’un manque de folie, c’est pour comparer au Pukkelpop et à Dour. Sinon, le public reste sans conteste plus enjoué ou sympathique qu’à Rock en Seine ou la Route du Rock. De toute façon, la programmation étant majoritairement pop et folk, on a pas forcément nécessité d’une ambiance de dingue à chaque concert. C’est une explication logique. Un très bon festival de complément d’ailleurs en terme de programmation avec la Route du Rock qui se finissait quatre jours plus tôt.

Puisque ce fut quatre jours de très bonne musique, avec des artistes et groupes impossible à départager, je vais vous citer mes concerts préférés en les résumant à une chose :

Le concert le plus gallois : Gwenno.

Le concert le plus participatif : Dan Deacon.

Le concert que j’étais pas censé aimer et que j’ai adoré : Leftfield.

Le concert le plus dans l’ « esprit Green Man » : Calexico.

Le concert avec la joie la plus communicative : Atomic Bomb! William Of Onyeabor..

Le concert avec la voix la plus remarquable : Mew.

Le concert du groupe qui débute et à suivre très attentivement : Vök.

Le concert du groupe « déjà vu » mais c’est toujours la même claque : Birth Of Joy.

Le concert que j’attendais depuis plusieurs années : Public Service Broadcasting.

Le concert de l’artiste dont j’étais pas fan sur album et putain c’était cool : Courtney Barnett.

Et comment ne pas les citer pour finir : Natalie Prass, Marika Hackman, Aurora, St Vincent.

C’était lourd.