Samedi (SFA, SEXWITCH, Etc) @ Green Man, Wales

Hannah Lou Clark

Emily Davies

Rising StageL’un des petits plaisirs pour débuter une journée au Green Man est de se rendre sur la Rising Stage. S’allonger, et écouter les premiers artistes du jour. Aujourd’hui, cela se fera avec Emily Davies. Après deux chansons en solo elle se fera épaulée par son groupe et très brièvement le temps d’une chanson par ma voisine qui n’est autre que sa soeur. Sans prétention mais suffisamment doux pour débuter sa journée dans la bonne humeur.

Walled Garden

Walled GardenCe samedi est l’occasion de faire les présentations avec la scène Walled Garden, première scène entre le camping et la Far Out. Son nom vient du fait qu’elle est fortifiée par un mur sur sa droite qui mène vers l’Enstein’s Garden. La vue sur les montagnes est encore une fois excellente, et l’ambiance la plus détendue du festival. On a une très grande proximité avec les groupes. On trouve seulement quelques rangs debout, pour les quelques fois où j’y suis allé. Beaucoup sont assis, allongés ou en train de manger sur les tables présentes à côté. Pour cause ou en conséquence, la programmation est très pop-folk. On fera connaissance d’une scène plus intimidante tout à l’heure.

Hannah Lou Clark dans un style un peu semblable à Anna Calvi me fera bonne impression..C’était assez sympa et les chansons Kids In Heat ou Calamity sont là pour vous le prouver. D’autant plus si vous portez déjà des goûts pour d’autres artistes comme Sharon Van Etten, PJ Harvey mêlant de belle manière folk et grunge.

Un parfum de Scandinavie

Colorama

#OKLM

Hooton Tennis Club

Hooton Tennis Club

Après un peu de Colorama, direction les prometteurs Hooton Tennis Club dont on vous parlait ici. Deux groupes de qualité mais c’est l’impitoyable univers des festivals : Je n’ai pas été autant emballé par le live que sur les morceaux studio pour les 15 premières minutes du set. Du coup, je vais voir Maricka Hackman (anglaise de père finlandais) que je ne voulais pas rater ! La Mountain Stage peut sembler grande pour elle, en plein après-midi et seule sur scène avec son regard impassible voir méfiant. Pourtant le public va lui donner un très bel accueil, preuve d’un talent bien suffisant pour combler tout le monde. Et à titre personnel, je l’aime peut-être plus ainsi que dans l’univers sombre de ses clips. Une artiste qui doit pouvoir offrir deux expériences assez différentes, selon qu’on soit de jour ou de nuit. Plus j’écoute chanson après chanson, plus je trouve ça génial : « Il est bien ce single ! Ah, tiens, peut-être ma chanson préférée là. Ah non, c’est elle. »

Maricka Hackman

Maricka Hackman

Vök

Vök

On peut autant recommander le groupe suivant : VÖK. Une seule raison suffit à vous donner envie : C’est un groupe islandais. Et vous avez déjà été déçu par un groupe islandais ? Quand ils viennent dans notre coin, c’est jamais pour faire de la figuration et repartir. Dream-pop, électro minimaliste, saxophone ou The XX magnifié.  Bien proche d’être aussi envoûtant que Daughter ou Woman’s Hour. Je réécoute d’ailleurs Beforeet j’ai des frissons qui m’envahissent. Quel beau pays !

The Leisure Society

Après ces petites claques mine de rien, on passe à The Leisure Society. Plus classique, moins surprenant. Pas vraiment triste, pas plus joyeux. Classieux comme des Girls In Hawaii, le résultat est agréable mais vite oublié. Leur dernier album The Fine Art Of Hanging On mérite davantage l’écoute que le groupe mérite d’être vu. Oh monde impitoyable des festivals.

La 1ère mondiale de SEXWITCH

A 19 heures, rien que je connaisse au programme. Les retours lus après le festival auraient bien pu me faire regretter d’avoir raté Richard Dawson mais mon choix s’est donc porté vers la surprise réservée par le festival. Etant déconnecté du monde pendant 4 jours, je n’ai aucune idée du groupe qui va venir se présenter sur scène. Je suis excité, mais j’ai également peur d’être déçu. La surprise sera belle : Nathasha Khan de Bat For Lashes. Je ne comprends pas encore tout. Je ne vais donc savoir qu’à mon retour en France qu’il s’agissait d’une collaboration avec les mecs de Toy. Ce que j’ai surtout vu, c’est le surprenant changement de registre de la chanteuse et pianiste : Le post-rock ! Très étonnant lorsqu’on a aimé Bat For Lashes. Ce qui nous change au delà de l’aspect musical derrière elle : Elle est dans un état second sur scène, et ce sentiment de l’entendre crier des sons de voyelles plus que des paroles. Déconcertant. J’espère que l’album (sortie le 25/09) lui permettra de rajouter une touche personnelle moins dépaysante pour les fans, même si ce n’est pas l’objectif. En dépit de cela ça sonnait pas trop mal, bien que la partie la plus attirante était de voir l’anglaise laisser toute son énergie sur scène. Ah, le nom de ce projet ? SEXWITCH. Avec un premier extrait.

White FenceGrand écart : Après cette première internationale de SEXWITCH je passe au bien connu vétéran Charles Bradley que je me suis contenté de suivre brièvement de loin le temps que le set de White Fence débute sous la Far Out. Du bon rock lo-fi qui envoie assez sévère en concert. Pour autant, celui qui s’est fait accompagner de Ty Segall pour la production de son sixième album est un songwriter qui peut également offrir des morceaux aux fortes inspirations psyché des 60s ou folk.

La fournaise de Chai Wallahs

Pour l’unique fois du festival, je vais me rendre sur la scène Chai Wallahs. Une scène confiné, au plafond assez bas qui semble destinée à des genres musicaux sous-représentés (world music, électro, etc) sur le reste du festival et pour des ambiances un peu plus « électriques » . Si chaque scène offre une proximité assez inhabituelle en festival, du premier rang ici il suffit simplement que les artistes et le premier rang se tendent le bras pour se toucher. Et les deux mètres qui nous en séparent sont mêmes comblés par un support surélevé qui permet encore plus naturellement au groupe de rejoindre le public.

Chai Wallahs

Chai Wallahs

On sent assez vite la foudre qui va s’abattre sur nous pendant le concert des Birth Of Joy. Je ne vais pas refaire tout un discours là-dessus, mes expériences passées sont là pour vous en parler (Vieilles Charrues, Nuit de l’Erdre). Ce n’est pas le concert le plus impressionnant que j’ai vu mais c’est principalement lié au fait que nous sommes en petit comité sous ce chapiteau. L’ambiance était assez bouillante. Le speaker Ils nous ont offert un concert d’1h15 dont 10 minutes en rappel. Comme le résumera très bien en deux mots un londonien dans le bus du retour : Music Experience. Birth Of Joy, c’est le gratin. L’un des meilleurs groupes de rock en activité.

Birth Of Joy

Birth Of Joy

La météo n’a pas toujours été tendre ce week-end, mais comparativement aux 4 jours de pluies annoncés, on se contente allègrement de la pluie tombée sans jamais s’arrêter du samedi soir au dimanche midi. Avant ça, le ciel n’a tout au plus été qu’un brumisateur. Et puis personne ne s’arrête à la météo ici. Et quand l’eau ne vient pas à nous, les enfants vont la chercher.

Super Furry Animals très attendus

Bref, cela pour dire qu’on a quand même un peu souffert pendant Super Furry Animals, Et j’ai surtout terriblement souffert de mes jambes pendant l’heure et demi. Si vous ne les connaissez pas, c’est un groupe gallois mené par Gruff Rhys. Pour eux, c’était LA tête d’affiche des 4 jours. On sentait déjà l’excitation 20 minutes avant le début du concert. Un concert très pop façon Blur, avec quelques sons trafiqués, des visuels psychés et un style toujours assez décalé. Cela passe par des panneaux « Applause » à des déguisements (casque géant, cosmonaute, etc) en plus des blouses portées en costume de scène, C’est la seule fois où j’ai vu le public reprendre les paroles d’un groupe.

Forcément, y’avait un petit décalage entre leur engouement en tant que gallois bercé là-dedans et le mien qui n’a pu que se familiariser quelques mois à ce groupe. Puis je me suis surtout gâché le show avec mon mal de jambes (impossible de tenir 30sec sur les mêmes appuis), et la météo horrible sur la fin. Dommage car musicalement c’est cool. Me reposer devant Patrick Watson aurait pu être un choix aussi judicieux. Je suis parti avant le rappel.