Bucolique Sonnfjord

On profite de l’actualité du groupe (présent au bucolique Ferrières festival lors du prochain week-end) pour revenir sur un interview réalisé avec Maria-Laetitia Mattern, chanteuse et tête pensante de Sonnfjord.

Sonnfjord sur scène au Botanique - source : Maël G. Lagadec

Sonnfjord sur scène au Botanique – source : Maël G. Lagadec

Maria-Laetitia défend sur scène depuis le début de l’année son EP (six titres) intitulé Up The Wooden Hills. Sonnfjord est passé entre autre par le BSF (Brussel Summer Festival) dernièrement.

Up The Wooden Hills contient les deux singles mis en avant par le groupe : Alpinist & Seagull.

Les autres titres comme The Thinker ou Unconscious voyagent d’un folk bucolique à une pop mélodieuse comme Joke ou Fever.

https://sonnfjord.bandcamp.com/album/up-the-wooden-hills

Mais retraçons avec Maria-Laetitia la genèse de Sonnfjord ainsi que les espoirs fondés dans ce band.

Comment le projet Sonnfjord est-il né?

Sonnfjord découle du projet « Jimmie Joy » que je menais seule à la guitare depuis environ quatre ans. Avec Jimmie Joy, je faisais pas mal de petits concerts dans des bars à gauche à droite. Mais je n’avais jamais rien fait de très concret. L’envie de donner un peu plus d’ampleur au projet m’a poussée à chercher des musiciens. A l’époque, mon frère Aurelio s’amusait déjà à arranger des morceaux que je faisais en guitare/voix. Du coup, il a contacté quelques potes à lui pour savoir s’ils avaient envie de participer au projet. On a donc commencé à travailler avec François (de Moffarts : ex Lucy Lucy !) et Fabio (ex Lucy Lucy!, Noa Moon, …) il y a environ un an et demi. Jérôme nous a rejoint il y a quelques mois. Après un long travail en « interne » (maquettes, démos, répètes) on est prêts pour des lives. Notre 1er EP est sorti en janvier dernier.

Comment travailles-tu tes morceaux ou comment fonctionnes-tu avec ton frère et les autres musiciens?

Je compose la mélodie de départ à la guitare et j’écris les paroles. Ensuite, une fois que j’ai la chanson « brute » en guitare-voix, on bosse les arrangements avec Aurelio et François. Parfois on bosse à trois, parfois chacun de son côté. Les idées d’arrangements viennent le plus souvent d’eux deux, et puis chacun rajoute sa petite touche en fonction de son instrument. Une fois qu’on a une direction pour le morceau, on l’amène à Jérôme (guitare électrique) et Fabio (batterie), pour bosser dessus tous ensemble.

 Parlez-vous beaucoup de musique entre vous?

Mon frère a longtemps été ma bibliothèque musicale. Quand il vivait à la maison, je lui piquais des CD régulièrement, et je m’inspirais pas mal de ce qu’il écoutait. Aujourd’hui, on continue à parler pas mal de musique, mais ça va plus dans les deux sens. J’arrive même à lui faire découvrir des groupes !

 Pourquoi le nom Sonnfjord?

L’idée du nom « Sonnfjord » m’est venue à l’esprit cet été. J’avais envie de changer, Jimmie Joy ne collait plus trop à l’image que je voulais donner au projet. Je voulais quelque chose d’un peu plus proche de mon univers musical. J’avais aussi envie de marquer le changement du projet solo à celui accompagné par des musiciens. C’est une pote qui m’a soufflé l’idée du mot « Fjord », qui m’a directement accrochée : l’idée de ces vallées creusées par la mer évoquait quelque chose de mystérieux qui me plaisait. En plus, j’aime beaucoup les pays nordiques, j’ai vécu en Finlande pendant quatre mois et c’est une ambiance qui m’inspire beaucoup dans ma musique. Après avoir trituré le mot « Fjord » dans tous les sens, j’en suis venu à Sonnfjord. Ce mot n’existe pas mais est proche de « Sunnfjord », une région en Norvège.

Après écoute de tes productions (via Soundcloud ou Bandcamp), si je te dis Of Monster and Men (Seagull) ou Lyla Foy (Alpinist), tu me dis?

Je suis flattée ! Je connaissais déjà un peu Of Monsters and Men, j’aime leur côté folk. Je ne connaissais pas Lyla Foy, mais je suis ravie de la découverte, merci!

En quelques mots comment présenterais-tu l’EP? A quoi as-tu attaché comme importance pour les nouvelles productions?

L’EP est la première production qui sera véritablement disponible pour le public. Je n’avais jamais sorti d’EP avec Jimmie Joy, donc j’ai vraiment hâte qu’on le sorte. C’est un EP à la fois diversifié et cohérent. Toutes les chansons qui y sont proviennent au départ de compositions acoustiques guitare/voix, et pourtant, quand j’entends le résultat final de certains morceaux, on en est très éloignés ! Et c’est pour un mieux, car ils ont été bien travaillé et sont plus intéressants. Certains titres sont plus rock ou pop, d’autres nettement folk. C’est un peu un EP à double humeur : certains morceaux sont très peps, d’autres plus mélancoliques et intimistes. Je pense qu’ils ont tous un cachet bien particulier et forment ensemble un « tout » qui représente bien le projet. Après, on a une flopée de morceaux en attente qu’on a hâte de travailler aussi.

Comment te vois-tu dans deux années? Ou qu’espères-tu avec Sonnfjord?

J’espère le meilleur, c’est un projet qui me tient vraiment à cœur. On aimerait que ça évolue bien avec l’EP, toucher un public plus large, avoir beaucoup de dates, enregistrer un album, passer en radio… Bref, le rêve de tous les groupes qui débutent. La Belgique est un petit pays, mais très actif musicalement. Entre tous ces bons groupes qui poussent partout, ce n’est pas facile de se démarquer. Mais on est très motivés et on va bosser à fond pour que ça marche.

Comment procèdes-tu avec les réseaux sociaux (Facebook, Twitter, etc.)?

Du mieux que je peux, mais j’ai beaucoup de progrès à faire à ce niveau-là. Je pense que l’essentiel est de mettre de l’info régulièrement, pour garder un lien avec les gens qui nous suivent. Pour l’instant, je réfléchis beaucoup à l’univers que je veux transmettre avec Sonnfjord. Au-delà de la musique, j’y vois une sorte de concept, et l’idéal serait de pouvoir transmettre une histoire avec ce projet. Au niveau du « management » du projet, je dois beaucoup à François, qui s’est vraiment impliqué dans la gestion du groupe, depuis le début.

 Sonnfjord donnera deux représentations ce samedi 29 août à Ferrières et en fin de journée à Soignies.