Live-report de Blur @ Zenith de Paris

15 ans après, Blur était de retour à Paris et en salle lundi 15 Juin. Le groupe britannique était donc très attendu par les fans, même si Fourvière et Belfort ont été l’occasion de les retrouver en France ces dernières années. Souvent confrontés, on pouvait même retrouver des fans d’Oasis parmi la foule.

Comme c’est aussi souvent le cas que possible avec Damon Albarn, la première partie mettait en avant un groupe africain, notamment issu du projet Congo Music, et portant le nom de Jupiter & Okwess International. Le public est certainement trop impatient de voir Blur et ne semble pas forcément très réceptif. Même si chaque morceau est ponctué d’applaudissements. Il faut dire que les mots du chanteur Jupiter pour le public n’était pas des plus compréhensibles et ils n’ont donc pas permis de nous chauffer. Pour ma part, j’ai en tout cas adoré ce groupe congolais. Difficile de mettre un genre sur les multiples expérimentations opérées par le groupe, qui s’équipe d’ailleurs de quelques instruments artisanaux. Soul, funk, rock, la palette musicale est assez large, comme le veut la définition de l’afrobeat popularisé par Fela Kuti. Les sensations sont peut-être encore meilleures que les Songhoy Blues  qui accompagnaient Damon Albarn au Royal Albart Hall.

Après ces courtes 30 minutes de première partie, la salle est pleine pour accueillir Blur. On peut déjà apercevoir une scénographie décalée dans la suite des choses de l’album The Magic Whip, avec des énormes cornets de glaces. La scène ne manquera pas d’originalité au cours des 2h de show avec en fond, des clips toujours très colorés. Amusant mais sans mériter de quoi détourner les yeux du groupe. Toute autre ambiance mais l’esprit me rappelle celui de Lilly Allen ici.

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Comme à son habitude, Damon Albarn arrive hystérique sur scène (cf. Hyde Park en 2012 ou au Royal Albert Hall) et seul quelques gorgées de ses bouteilles d’eau resteront pour lui.  Mais venons-en tout de suite à la setlist : La sortie d’un nouvel album que plus personne n’attendait a été l’occasion d’offrir une setlist suffisamment renouvelée, mais un tout petit peu plus courte qu’à Hyde Park 2012. Dans tout les cas, la discographie de Blur étant d’une qualité si grande qu’il n’y avait pas grand risque d’être déçu. J’ai apprécié les nouveaux morceaux en live, bien que le fait de ne pas m’être vraiment familiarisé avec le nouvel album ne jouait pas en ma faveur pour être à 100% avec eux.

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Si le concert fut moins marquant qu’à Londres (60 000 à reprendre les paroles, c’est quelque chose!), ça se voit sur le presque quelconque Tender du jour et celui d’Hyde Park, celui du Zenith n’a pas pour autant manqué de très bons moments. Et de m’y faire gagner largement en confort en laissant un peu d’espace à chacun, mais nous épargnant pas d’une chaleur légèrement étouffante et prévisible. A ce sujet, la setlist a été bien organisée, alternant les morceaux pour récupérer de l’énergie, et d’autres moments de folies pures. Comme le classique Song2 qui a fait exploser la fosse, mais ce n’était évidemment pas le seul (coucou Parklife). Vous pouvez le constater par vous-même grâce à la retransmission d’Arte Live Web disponible ici. Parmi ce qui aura retenu un peu plus mon attention, To The End, l’une de mes chansons préférées du groupe, que je n’avais jamais pu entendre en live. Que regretter sinon ? Caramel ? Mais il fallait bien faire des choix difficiles.

J’allais presque oublier d’en parler, pour ainsi dire si ça ne m’a pas marqué : Le doute subsiste toujours avec un Zenith mais j’ai trouvé le son correct. En tout cas, je n’ai constaté aucun gêne sur les 23 morceaux joués ce soir.

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