From Punk Garage To Acid Techno #2

Le Rockerill est devenu LE lieu carolo incontournable. Arte le met même à l’honneur dans Tracks, c’est pour dire ! Je ne vais pas retracer l’historique de cette ancienne usine convertie en salle de concert et productions culturelles. Toutefois, tu peux te rendre sur ce lien si tu ne veux pas mourir ignare ! Une partie de la vidéo est très complète en ce qui concerne les origines du lieu.

Ce dimanche, le Rockerill accueillait la deuxième édition du festival From Punk Garage To Acid Techno et le moins que l’on puisse dire c’est qu’il y avait du beau monde. Une programmation de choix où la crème de la scène belge et française était à l’affiche. Notons également la venue de Useless Eaters (US).

Retour sur un congé pascal d’exception dont voici pêle-mêle les groupes qui méritent vraiment une oreille attentive.

Le trio bordelais de Cheveu était sans doute le groupe le plus attendu ce soir-là. Leurs influences punk/blues/électro ont séduit le public. Malgré l’évolution de leur son « shitgaze » vers un virage plus pop avec Bum, le groupe maintient le cap d’une synthèse vraisemblable. La notoriété acquise outre Atlantique avec, entre autre, les Black Lips leur apportent une crédibilité importante sur la scène rock indépendante. Une fois de plus, ils ont su prouver que malgré dix années d’expérience dans les pattes, ils savent rester inventifs.

Pierre et Bastien sont en fait trois et s’appellent Paul, Frédéric et Baptiste. A ne pas confondre avec le compositeur Pierre Bastien. Signé sous le label Pouet, le groupe propose des textes versifiés en vieux français et cela leur donne un certain charme. Punk’s not dead et en plus, ils sont gentils, tu peux télécharger gratuitement la totalité de leurs chansons sur Bandcamp. Tiens, c’est cadeau ! 

Dans un tout autre style : Osica. La techno modular, ça te parle ? En tout cas ce Liégeois a une réelle passion pour les synthés modulaires et les circuits bendings. Une prestation étonnante accompagnée d’un VJ. Un projet qui a assurément de l’avenir.

Mon coup de cœur est, quant à lui, attribué à Violence Conjugale.
Le duo est un des bébés de Born Bad Records. En proposant un son totalement décalé pour leur génération, André et Hans nous  prennent par la main pour un voyage dans le temps. Retour imminent en 1981 avec une new-wave / post-punk détonante. Une faille spatio-temporelle qui abordent des thèmes profonds comme la violence sociétale ou le harcèlement sexuel. Gros gros kiff pour Mirador.

On souligne aussi l’esthétique de la pochette de leur premier album, un artwork signé Kiki et Loulou du collectif Bazooka.

 

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