Les Escales : Ayo, Keziah Jones, Kadebostany et hommage à Bobby Womack

On y venait pour voir Bobby Womack, malheureusement comme vous le savez tous il nous a quitté le 27 juin 2014. Mais ça ne nous empêchera pas de parler de notre journée à Saint-Nazaire, et de l’hommage qui lui a été rendu notamment.

Nous débutons la journée avec Ayo dont l’essentiel a été dit à l’occasion de son passage à Nantes (lire le live-report). Si le format « festival » a moins mis en avant la qualité de ses concerts, elle a déroulé son concert avec le plus grand des sourires qu’on lui connait. On regrette certains passages un peu long pour faire participer le public, notamment lors d’un duel « BOYS » vs « GIRLS » servant à déterminer lequel des deux sexes crie le plus fort. Divertissant une minute.

Plus tôt dans le concert, Ayo rend un premier hommage à Bobby Womack avant d’interpréter en fin de set l’un des  titres de sa discographie en jouant elle-même la batterie. Ayo terminera par Fire et dépassera son temps imparti en suppliant les organisateurs pour chanter du gospel, et satisfaire une promesse faite à une amie à elle. Un temps sur scène pourtant déjà très généreux puisque pour les concerts vus du jour, ils dépassaient tous une heure. Ayo a pour sa part passé 1h15 sur scène. Voilà qui fait vraiment plaisir en festival, pour une non tête d’affiche.

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Keziah JonesOn écoute de loin Guillaume Peret & The Electric Epic. Insuffisamment pour vous donner un réel avis mais ça ne semblait pas repoussant. A 23h on se dirige vers le concert de Keziah Jones, sur une scène déjà remplie de monde. Les 20 premières minutes passent plutôt bien mais au fil des minutes ressort en défaut une musique et un jeu de scène au ton toujours identique, lassant. Maintenant, faut-il le juger sur une prestation en festival ? Avec pour preuve Ayo (même si c’était déjà bien), ce n’est pas impossible qu’un concert en salle améliore la qualité de son show. Cependant, nous ne nous y risquerons pas.

On termine cette courte journée avec les beats électroniques des suisses de Kadebostany. Kadebostany est une République imaginaire créée par le Président, producteur et musicien du même nom, à la façon Borat. Ils  mélangent habilement électro (Kadebostany pour les samples), rap (Amina au chant) et fanfare (deux musiciens au saxophone et trombone). Les membres de Kadebostany ont aussi su se créer un univers à eux et le retranscrire sur scène. Par exemple, leur emblème et drapeau national est réutilisé au milieu de la scène pour diffuser les images de leur show. Ils ne sont pas moins bons pour haranguer la foule et faire monter la tension. Ils ressortiront probablement comme l’une des surprises de cette journée, voir du festival qui se tenait sur deux jours.

Notre soirée se finit là-dessus, mais revenons un peu sur le festival en lui-même qui est assez agréable. Les « festivaliers » (c’est un bien grand mot) ont beaucoup d’espace pour circuler tranquillement, avec des stands assez nombreux. Et le thème de cette année, la Turquie, est bien mis en avant. On le constate notamment dans la salle Jacques Brel, à l’ambiance très orientale. Décoration mais aussi des stands avec produits, nourritures et livres sont là pour nous faire découvrir ce pays. En quelques mots, c’est un festival culturel et convivial.

Salle Jacques Brel

Le festival a rendu personnellement hommage à Bobby Womack via les bâtiments entourant le Port et donc lieu du festival. Superbe.

Bobby Womack

Hommage à Bobby Womack

Un bien bel hommage par le street-art, aussi visible au cimetière Ottoman.