Live Report @ Les Ardentes

Depuis 2006, la ville de Liège a pris l’habitude de nous offrir son festival électro-rock : Les Ardentes. – ce qui changera peut être en 2015 d’ailleurs suite à l’éventuel déplacement du festival -.  Les Halles des Foires de la Conronmeuse ont accueilli cette année encore près de 60.000 spectateurs sur les 4 jours.  Une baisse assez conséquente du nombre de festivaliers, une programmation vivement critiquée par les habitués, une scène supprimée.
Pourtant, avec des têtes d’affiches telles que NasSteve AokiMikaIAMXdEUSKaiser Chiefs ou bien –M- la cité ardente se démarque. Même si, j’en conviens que les programmateurs nous ont déjà offert bien mieux…

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Après installation au camping place aux festivités. L’après-midi du jeudi (day1) n’offrait pas grand-chose de captivant. En revanche, les choses deviennent un peu plus intéressantes dès 19h, les Vismets prennent place à la HF6 et nous dévoilent les sonorités de leur second album, nettement différent, tout en maitrisant davantage leurs prestations scéniques.
21h, BB Brunes, beaucoup de gens. Étonnement tant filles que garçons, quoi que, la gante féminine l’emporte avec une majorité de minettes moyennant 16 ans reprenant en cœur les titres les plus connus du groupe. De leur début  dis-moi  au dernier coups et blessures. Malgré les nouveaux membres, les BB ont séduits, surtout Adrien avec son côté ‘je fais hurler les petites sur mes lyrics’, c’était un peu… mignon ? vu l’ambiance durant le concert, ils auraient peu- être du jouer sur la grande scène finalement. Sur l’Open Air, Nas prend place et offre pendant 1h15 une sorte de best-of de ses plus grands titres. Même heure, autre place, Superlux, le groupe liégeois, de retour au bercail, bien accueilli par le public. La soirée de ce premier jour s’achève sur Steve Aoki, en forme, tellement grande qu’il sait mixer sans toucher ses platines – et oui, c’est CA, être un bon DJ messieurs, dames !-. Public en folie, Open Air noire de monde, collé aux gens, obligé de sautiller pour ne pas te faire écraser, gens content.

Jour 2, découverte musicale et surtout gros coup de cœur pour la jeune danoise MO, malgré quelques sonorités en playback et peu de monde sur la grande scène, la demoiselle à su se faire remarquer.

16h40, Alex Hepburn arrive sur scène et contrairement à sa dernière prestation belge, lors de son passage à The Voice Belgique, elle s’est très bien débrouillée. Accompagnée de ses choristes, la chanteuse était de bonne humeur, s’exprimant à plusieurs reprises en français, remerciant les belges. Public attentifs sur la totalité du concert, conquis par Under et surtout par le charisme de l’anglaise. On attend impatiemment la suite de sa carrière.

Place ensuite à Balthazar, groupe pop-rock qui se fait pas mal connaitre ces derniers temps (voir le live report du concert Stereolux :ici)

Pour les amateurs de rap, la HF6 a accueilli successivement Disiz et 1995. Ensuite, dans un style un peu différent : Stupeflip, racontant leur histoire de manière déjantée en portant costume bizarres (cf : imitation Batman ?). Sur l’Open Air, IAMX intrigue. Chris Corner et ses compagnons débutent leur prestation par le titre culte kiss & swallow. Sa claviériste, motive le public belge, répétant plusieurs fois qu’ils aiment la Belgique. Le groupe, peu habitué aux festivals, à garanti une bonne prestation.  L’Open Air conclu sa soirée avec Mika et sa pop édulcorée.

Troisième jour et une très bonne programmation. La journée débute avec le concert de Elvis Black Stars, boys band plutôt rock N’roll. 17h40 place à la Femme reprenant l’intégralité de son album Psycho Tropical Berlin (chronique de l’album). Suite du jour 3, Lou Doillon et son célèbre I.C.U  laisse planer une atmosphère sensible sur une Open Air remplie.
20h40 moment tant attendu du festival, LE concert de Kaiser Chief. Nettement à la hauteur des attentes liégeoises ! Un Ricky Wilson déchainé, se baladant de gauche à droite sur la scène, sautant en même temps que le public qui reprend  les paroles les plus célèbres du groupe, de Ruby – ruby ruby, na na na na na na-  a Everyday I love you less and less, l’anglais nous a prouvé que son groupe avait encore un bel avenir devant lui, un show mémorable ! Après les Kaiser, place au monstre du rock belge : dEUS ! Sollicités pour la première fois aux Ardentes, le groupe invite le public à monter sur scène, joyeux bordel. Retour sur la HF6 avec Soldout (rencontré un peu plus tôt dans la journée grâce au Meet & Great organisé par la SABAM). Le duo nous ballade à travers ses différents albums. Le public reprend tout excité les titres ayant fait le succès du groupe : I can’t wait et I dont want to have sex with you sans oublier 94 du dernier album. Un concert qui semble trop court. Impérativement à revoir.  Digitalism et Dada Life achèveront la journée du samedi.

Le festival touche à sa fin avec le dimanche. Jour mitigé. Beaucoup quitteront le festival, d’autres diront que la programmation n’était pas en reste avec Jacco Gardner, Hanni El Khatib et The Raveonettes (qui à, par ailleurs, déçu plus d’un festivalier suite aux problèmes de sons et aux musiciens, prostrés au fond de la scène)

An Pierle nous a offert quant à elle un set entièrement joué au piano, assise sur un gros ballon, le public présent est étendu dans l’herbe, l’idéal pour une petite sieste ?
Avec beaucoup d’humour, la chanteuse reconnaîtra qu’elle est fort statique durant sa prestation et a donc proposé quelques poses spéciales « rock » aux photographes. Sympathique la madame. Hooverphonic accompagné de son orchestre à poursuivit l’ambiance calme qui régnait sur la grande scène, récoltant une standing innovation du public. –M-  (artiste qui à reçu le plus gros cachet) s’est ensuite produit sur l’Open Air.  Arno, qui était déjà présent aux Ardentes Club, est revenu prester ses chansons durant 60 minutes devant un public un peu plus âgé. Les autres se sont rendus au (court) dj set de Compuphonic, qui a clôturé cette édition 2013 des Ardentes.

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