Valérie June – Pushin’ Against a Stone

Les Black Keys, sont bons – vous ne me contredirez pas- mais ils le sont encore plus quand l’un d’entre eux (le guitariste) a du flair pour nous faire découvrir de nouveaux talents !

Valérie June, produite par Dan Auerbach, se fait remarquer avec son album intitulé  Pushin’ Against a Stone. L’américaine n’est pourtant pas à son premier coup d’essai puisque sa discographie contient d’ores et déjà 3 autres albums.

Active depuis 2006, c’est avec ce 4e album qu’elle se fera une place dans le monde musical.
Valérie June est, vocalement parlant, le stéréotype de l’américaine des années 60 – j’insiste bien sûr le « vocalement », physiquement elle n’a rien d’une Dolly Parton ou d’une Joan Baez à qui elle est bien souvent comparée.

Malgré son grain de voix et son goût prononcé pour le vintage, la demoiselle est seulement âgée de 31 ans. Et c’est il y a bien des années, qu’elle a inventé son propre style de musique qu’elle qualifie de «  musique roots organique de contrebande », traduisons assez vulgairement du blues- folk (mélangé a du gospel, country et de la soul) revendiquant ainsi sa culture sud-américaine.

Pushin’ Against a Stone est composé de 10 titres.
Workin’ Woman Blues est le titre qui se détache réellement de l’album, mais les autres tracks ne sont pas à négliger pour autant.
You can’t be told se démarque également par ses sonorités folk (où l’on ressent assez bien l’influence Black Keys). Somebody to love est, quant à lui, un titre très puissant où l’on prend conscience de ce que veut nous transmettre Valérie June.  Ma préférence ira toutefois à la plage finale de Pushin Against a Stone nommée On My Way.

Un album façonné de titres cohérents assemblé les uns avec les autres. Des titres complémentaires voir similaires où quelques écoutes suffisent à cerner le style de l’artiste.

Mise en avant le mois dernier, Valérie June est sans conteste la révélation printanière que l’on retrouvera sur pas mal de festivals cet été. Petit rayon de soleil revendicateur dans un monde un peu trop violent.