Eugene McGuinness + Rhum For Pauline @ Stereolux, Nantes

Ce vendredi 01 Février se tenait le concert d’Eugene McGuinness à Stereolux, après sa date au Chabada la veille. Et pour l’accompagner en première partie nous avons eu le droit aux nantais de Rhum For Pauline. Retour en quelques images sur cette soirée, et avec mes impressions.

Tout d’abord, c’est donc Rhum For Pauline qui rejoint la scène dans une salle Micro qui sera  pleine pour la tête d’affiche du soir. Ce groupe qui a déjà pu se faire remarquer via les inRocks Labs nous offre une pop généreuse et mélodique pouvant rappeler la pop californienne des américains de The Rapture ou plus récemment Local Natives. Donc forcément, on aime beaucoup. Et j’en regrette d’ailleurs qu’aucun CD ne soit en vente ce soir-même. On  doit alors se contenter du streaming, avec leur dernier EP Can Reach the Top disponible ici.

Après nos nantais, place à Eugene McGuinness venu défendre son troisième album The Invitation To The Voyage plébiscité par les critiques. Pour son retour après une longue participation sur la tournée de Miles Kane, c’est une franche réussite pour lui. Cependant, l’album ne m’a pas autant convaincu et me laisse sans réel appréhension à l’approche de son concert.

Et c’est alors rapidement la surprise – la mauvaise surprise ? – ces morceaux sont joués d’une façon bien différente que sur album. On pourrait saluer l’initiative, ceci nous permettant de revivre une « expérience » différente de nos écoutes mais pour le coup, ça me gêne un peu. En effet, on passe de la pop de ces albums à un son beaucoup plus rock en live. Déstabilisant. D’autant plus que le son arrivait quand même assez souvent à saturation, trop souvent en tout cas. Et malgré cette orientation rock trop mise en avant, ces musiques ne se transforment pas miraculeusement en hymne au bordel comme ça peut l’être avec les Arctic Monkeys ou un Miles Kane, justement.

Je me retrouve alors devant quelque chose que j’ai trouvé sans réel charme puisqu’on y perd au passage la beauté originelle de ces disques avec ce son rock, mais pas pêchu pour autant. Ceci dit, la seconde partie du concert m’a semblé revenir – par séquence seulement – un peu plus à ces origines Pop. Ce qui fut donc plus appréciable même si au final, je ne reste pas marqué. On saluera son attitude tout en classe et sobriété qui semble le préserver, et nous aussi, des groupies mineures souvent envahissantes d’Alex Turner ou Miles Kane, par exemple. Bien qu’en contrepartie, ce jeu de scène sobre et assez statique d’Eugene ne permette pas réellement d’ambiancer la salle. Ce qui dénote de mon propre avis le principal problème : J’aurais aimé quelque chose de semblable à l’album, plus captivant émotionnellement.  J’ai eu quelque chose de rock qui ne dégage pourtant aucune chaleur, et pas réellement en adéquation avec son jeu de scène, resté celui de l’artiste « pop » qu’il est.

Pour la setlist, elle fut sans surprise la même que sur ces précédentes dates, vous pouvez la voir ici avec en unique rappel Shotgun pour un concert passé relativement vite mais dont j’ignore la durée. Guère plus d’une heure, certainement.

Retrouvez quelques photos ci-dessous :