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Un été rock avec BRNS

Après un rendez-vous manqué au Verdur Rock 2012, on parvient à accrocher un des membres de BRNS au téléphone. C’est Antoine Meersseman qui s’y colle pour cet interview atypique de fin d’été !

Dans quel état d’esprit êtes-vous pour l’instant ?

Antoine : Depuis le mois de mai et la sortie du mini album, on a eu l’occasion de jouer beaucoup ! Un petit peu partout en Belgique et aussi en France. Le premier ressenti, c’est que maintenant, on ne se pose plus de question sur scène. Il y a une vraie évolution ! On est beaucoup plus à l’aise et c’est agréable. Les concerts se déroulent bien ainsi qu’en Flandre. Tout ce qui se passe est positif ! Autre modification pour le groupe, Tim et moi, changeons du point de vue professionnel. Nos contrats se sont arrêtés fin juin et nous nous consacrons à 100% sur le groupe.

Cela change quoi pour vous ?

Antoine : On se remet à l’écriture de ce fait. On a recommencé à composer des morceaux. Etape que l’on n’avait plus fait depuis un bon bout de temps. On est déjà en train de confectionner la suite de Wounded.

Avec des idées précises ?

Antoine : On verra bien comment on va sortir notre musique. On ne sait ni quand, ni avec qui on va travailler. On n’en a aucune idée. On est juste en train de faire des morceaux et de voir vers où on va. Quand on a composé les titres de Wounded, on venait de commencer le projet. On sent peut-être à l’écoute que çà part dans tous les sens. Maintenant, on trouve notre équilibre et on approfondit notre identité.

D’où vient la maturité du groupe et sa gestion artistique ?

Antoine : Dans notre précédent projet, on était Tim et moi avec un chanteur qui venait avec ses propres morceaux. On se posait beaucoup moins de question sur comment élaborer le projet. Maintenant, on a un petit peu tout fait au sein de BRNS ! On a également chacun notre « background ». Tim est graphiste et porté sur le visuel. De mon côté, j’ai travaillé à la Médiathèque de la Communauté Française. Des disques, j’en voyais passer tous les jours ! Et après, nous avons écouté énormément de musique ensemble. Finalement, je crois qu’on avait çà en nous. Mais on n’avait pas eu l’occasion de le révéler. Quand on a commencé à jouer au sein de BRNS, les idées partaient dans tous les sens. On était là pour se faire plaisir et faire quelque chose d’un peu différent de ce qui se fait déjà en Wallonie et sur Bruxelles. On ne s’est pas dit non plus qu’il fallait à tout prix être original et se démarquer. On veut proposer quelque chose d’abouti de A à Z ; pas uniquement un disque ou un live. On a réfléchi ensemble à la mise en scène du groupe et à une dynamique. On s’est cassé la tête pour çà !

BRNS sur scène

crédit photographique : Olivier K

Quel est selon vous le moteur au sein du groupe ?

Antoine : Comme le projet est neuf, il y a toujours une certaine excitation. On n’est pas juste là pour la musique. On est aussi quatre potes qui maintenant s’entendent bien. On a un vrai plaisir qu’on communique au public. On n’est pas là pour pointer. Cela reste de l’amusement ! Même quand il y a de la pression dans certains festivals comme Dour ou Rock en Seine, on est « bouillant » car on se dit qu’il faut y aller à fond. J’espère que cet état d’esprit durera encore longtemps. De se dire qu’on va faire une grosse tournée en France (septembre, octobre et novembre), c’est super excitant ! On est « 20 fois plus chaud » de ce côté-là de la frontière qu’ici en Belgique. On tourne devant des gens qui n’ont jamais entendu parler du projet et viennent nous écouter en live. Il faut les conquérir ! Mais la pire des choses, ce serait de prendre la pose et d’offrir un truc surfait ou artificiel. De notre côté, on a envie de proposer une énergie un peu brute et c’est ce qui fait la richesse du live pour l’instant.

L’été se termine. En quoi un festival diffère-t-il d’un concert en salle ?

Antoine : C’est fort différent des salles. Les premières dates en festival étaient bizarres car on jouait l’après-midi vu les têtes d’affiche du soir. En journée, il n’y a pas de tension palpable comme dans une salle. Cette agitation est un carburant pour nous !

De bons souvenirs ?

Antoine : Ce fut une expérience spéciale de passer des Ardentes où il faisait beau. On avait l’impression qu’on pouvait faire ce que l’on voulait et que cela n’allait pas changer grand-chose. Tandis qu’à Dour, une semaine après, c’était différent. Le public a bravé la pluie et la boue pour venir nous écouter vers 13h20. On sentait un feeling tout à fait différent et la tension comme dans une salle en soirée. Cà dépend d’une date à l’autre. On ne sait jamais trop prévoir comment çà va se passer.

Comment se déroule une semaine pour BRNS en dehors de la période festival ?

Antoine : Depuis juillet, on a eu beaucoup de changement vu que nous nous consacrons définitivement à la musique. C’est nouveau ! On répète à peu près tous les jours pour composer. Ce n’est pas toujours ensemble. Parfois à deux, trois ou quatre et on essaye de prendre du plaisir là dedans. Et le week-end, on est en concert. C’est un chouette rythme !

BRNS vient de sortir la vidéo de leur single MEXICO ici

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