Live Report de Rock en Seine : Jour 1

Rock en Seine fêtant cette année ces 10 ans, c’est assez rapidement que nous avions décidé moi et deux amis de nous rendre cette année pour une première, avant même d’y connaitre la programmation. Pas forcément le choix le plus judicieux sur le papier au vue de la programmation et surtout des têtes d’affiches, mais j’y reviendrai. Ce vendredi 24 Aout, c’est bel et bien au Domaine National de St Cloud que nous sommes pour le début des festivités.

La prestation dynamique de Citizens! est à revoir sur ArteLiveWeb

Malgré des prévisions météorologiques pas vraiment optimistes sur ces trois jours, le beau temps est pour l’instant avec nous en ce début de festival. Parfait pour la pop légère mais entraînante du groupe anglais Citizens!  qui a la bonne idée de commencer par deux de leur meilleurs chansons : Caroline puis Reptile, l’un de mes morceaux préférés de 2012. Les membres de Citizens! continuent de façon assez homogène leur concert, puisque leur album demeure de toute façon sans réelles fausses notes. Après à peine plus de 35 minutes de show, ils interprètent le dernier de leur trois singles, True Romance  avant que le chanteur vienne au contact des premiers rangs sur la chanson suivante, dernière de leur set.

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On fait l’impasse sur le concert suivant de The Asteroids Galaxy Tour

Belle réussite pour Get Well Soon avec orchestre, et pluie.

pour se familiariser avec le festival, et il en faut bien du temps vu la longueur sur laquelle s’étale les scènes ainsi que les divers stands. Puis on retourne à nouveau sur la scène de la Cascade, la plus intéressante des 4 scènes lors de ces trois jours, pour se préparer à l’arrivée de Get Well Soon. Et c’est l’un des « petits » évènements des 10 ans de Rock en Seine puisqu’ils sont spécialement accompagnés de l’Orchestre National d’Ile de France. Moins de chance que pour Citizens!, la pluie qui était annoncée pour aujourd’hui est bien présente et pour tout le set de Get Well Soon, ça sera d’ailleurs le seul vrai moment de pluie du festival. Mais rien de bien grave, les gens s’équipent de leur parapluie ou se réfugient sous les nombreux arbres qui entourent la scène, notre choix. Ainsi, rien ne nous empêche de profiter de la prestation du groupe qui semble lui-même beaucoup apprécier d’avoir été choisi pour jouer avec un orchestre. Et pour cause,  l’ONDIF apporte une touche encore un peu plus épuré à la déjà douce pop mélancolique des allemands, présent à Rock en Seine pour défendre leur nouvel album « The Scarlet Beast O’ Seven Heads » sortant la semaine suivant le festival. En somme, un très bon moment passé en leur compagnie. Si certaines initiatives prises par Rock en Seine pour fêter leur 10 ans peuvent sembler hors contexte à un festival de musique, on peut en tout cas les féliciter et remercier d’avoir eu la bonne idée d’inviter l’Orchestre National d’Ile de France pour venir compléter Get Well Soon.

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Au même titre que leur album « Port Of Morrow », avis mitigé pour The Shins.

Cette journée ne sera pas la plus rythmée, et pour preuve : Une fois le concert fini de Get Well Soon nous nous dirigeons sans entrain vers la grande scène pour regarder un bout de Dionysos qui lui n’en manque pas pour mettre l’ambiance. En exemple, il donne dix secondes au public pour monter sur scène avec lui, ce qu’une dizaine de personnes ne se priveront pas de faire. Son rock’n’roll exotique du nom de « Bird’n’Roll », nom de son dernier album, est aussi l’occasion pour lui de mettre en valeur ces danseuses. Tout cela semble donc bien inintéressant et ne nous incite pas à rester une minute de plus sur la grande scène. On la fuie donc rapidement en attente de The Shins sur la scène de la cascade. Si ces derniers ont une discographie déjà plus emballante, leur prestation est davantage dans la continuité de leur dernier album : C’est à dire plat et ennuyant.

Alors comme souvent lors de cette première journée, on s’en va avant

Le retour sur scène de Bloc Party a été apprécié du public.

la fin pour se dégoter une bonne place sur le concert et ne pas rater le début. Et ce qui chevauche The Shins en l’occurence, c’est le groupe Bloc Party. De retour sur le feu des projecteurs avec un nouvel album « Four » après une longue absence, Bloc Party est attendu. J’assiste au concert depuis le devant de la scène, les festivaliers semblent réceptifs et se lancent même par moment dans quelques pogos. Le chanteur Kele semble très heureux d’être là, tout comme nous qui apprécions aussi bien l’écouter chanter que nous dire quelques mots. En preuve de son énergie (ou des quelques kilos en trop qu’il a ?), il en fera même craquer par inadvertance sa chemise en milieu/fin de set. Malheureusement, si le tube Banquet est passé, on quitte la scène avant Helicopter car il n’est absolument pas question de rater une minute de Sigur Ros.

Sigur Ros, LE concert qu’il ne fallait surtout pas rater ce vendredi.

Bien nous en a pris car Sigur Ros va considérablement élever le niveau de cette journée en livrant de très loin mon meilleur concert à Rock en Seine. Si j’avais peur que 21h ne soit pas une horaire assez tardive pour sa musique, il n’en est rien. Lorsque Sigur Ros débute son set, il fait presque nuit. Les islandais se produisent dans le style qu’on leur connait, sans surprise pour les déjà initiés, mais toujours avec la même magie. Ainsi, les grands écrans de la scène diffusent leur prestation à la façon du DVD d’Inni mais également dans un même style que le projet valtari mystery film experiment issu du dernier album. Et tout cela sans jamais que les deux écrans géants du côté n’affichent la même chose que les images projetées sur la scène. De ce fait, nos yeux se tournent parfois vers Sigur Ros, d’autres fois sur les écrans géants ou encore sur les images au centre de la scène. On ne sait où donner de la tête devant une prestation aussi belle, émouvante et riche. Le seul défaut ne viendra pas du groupe même, mais de l’organisation : Comme pour tout les autres groupes (exception faite des têtes d’affiches), Sigur Ros n’a pas plus d’une heure pour jouer. Pour un groupe dont les chansons font fréquemment 6 minutes et plus, on en a donc que pour 8 chansons. 8 chansons, et pas une minute de plus en leur compagnie puisqu’ils ne sont évidemment pas du genre à se dissiper dans des commentaires inutiles au public. On aurait donc aimé que Rock en Seine fasse un effort et les programme pour au minimum 1/4 de plus.

Un concert de courte durée pour Sigur Ros, mais pas pour Placebo qu’on rejoint quelques minutes, suffisant pour entendre Brian Molko balancer des conneries comme celle où il félicite les festivaliers d’avoir bravé l’orage (quel orage ?). Désintéressé par Placebo, on s’en va direction la sortie en faisant un arrêt sur la scène de l’Industrie pour y voir Miike Snow se produire et proposer un concert très pêchu ayant certainement sa place parmi les meilleurs de la journée.